Rando Engis du 27 septembre 2026 et culture industrielle.

Une belle réussite pour cette rando en terre Liégeoise. 20 participants pour 21 km et quelque 620 m de dénivelé. Tout cela sous une chaleur inhabituelle pour un début d’automne.

On n’aurait pas pu imaginer en ces lieux semi-urbains, aéroportuaires et industriels une part aussi importante de nature. Peu de bitume, des chemins, beaucoup de sentiers forestiers, certains escarpés, d’autres en lisière, des vues parfois bien dégagées. Bref beaucoup de variétés. Passage par les beaux sites d’escalade des Awirs et de Tour en Bêche…

Quant au pont transporteur aérien et fermé omniprésent dans notre rando il est assurément un coup de poing dans le paysage. Ici une explication s’impose. Nous avons tout faux quant à sa fonction supposée…Ce pont totalement fermé de 1700m partant du plateau termine sa course raide en bord de Meuse.

Non ce pont n’a pas pour vocation d’acheminer du calcaire d’un hypothétique carrière vers les péniches de la Meuse. En réalité depuis 2016 la société Engie est en train d’évacuer 2,2 millions de tonnes de cendres volantes, via ce pont aérien. Celles-ci proviennent de l’ancienne centrale thermique au charbon (électrique) des Awirs qui durant 20 ans avait accumulé ces cendres volantes (avec probablement de l’amiante et des Pfas) sous forme d’un terril, celui du Héna .

Dix ans après ¾ des cendres du terril ont été extraites. Ces cendres un fois en bord de Meuse sont transportées via barges et péniches vers les cimenteries du Hainaut. Une deuxième vie…2200 barges au lieu de 20 000 camions grâce à ce convoyeur couvert et aérien qui devrait disparaitre du paysage d’ici quelques années. Ouf.

Bel exemple de réhabilitation d’un ancien site industriel.
La rando qu’on peut qualifier de bien sportive et empreinte de culture industrielle se termine par un bon verre de l’amitié au centre Mosa. Merci à Louis notre guide du jour et à tous.

Pierre Massart