Quand le CAB Namur-Luxembourg s’attaque à Marche-les-Dames 🧗♂️🌧️
Chers Cabistes,
Que se passe-t-il quand on mélange 4 encadrants surmotivés, 18 grimpeurs impatients, un camp militaire ultra-sécurisé, et une météo typiquement belge ? Une sortie mémorable à Marche-les-Dames, évidemment !
Voici le récit officiel (et à peine exagéré) de notre dernière pérégrination verticale.
🆔 09h00 : L’épreuve du Camp Commando

Pour grimper à Marche-les-Dames, le premier surplomb est administratif : passage obligatoire par le contrôle du camp militaire. Carte d’identité et carte de la fédération en main, nous voilà rangés comme des bleus à l’inspection. La consigne est claire : on ne rigole pas devant les factionnaires (même si l’envie de tester leur sang-froid est grande).
Côté effectif, la météo capricieuse a fait son petit ménage : 6 désistements de dernière minute. Qu’à cela ne tienne ! Nous restons une belle troupe de 22 personnes :
4 encadrants pour canaliser l’énergie du groupe : Thibauld, Lionel, JF n°1 et JF n°2 (votre humble serviteur et auteur de ces lignes).
18 volontaires bien décidés à en découdre : 2 débutants complets, 7 rescapés du stage du 15 août, et 5 habitués des salles d’escalade venus tâter le « vrai » rocher.
Vu le ciel plombé, direction stratégique vers le Massif du Tarzan, le secteur le plus accueillant pour garder tout le monde au sec… ou presque.
🧗♂️ 10h30 : La Rhubarbe, l’assureur mystère et la grande voie.
Pendant que Thibauld et Lionel gèrent le plateau du bas, l’autre JF et moi montons au sommet pour poser les moulinettes. L’objectif : offrir aux novices une sécurité maximale.
Comme le temps reste miraculeusement sec en matinée, une idée de génie me traverse l’esprit : emmener deux novices tester une grande voie, la fameuse Rhubarbe (L1: 3, L2: 3). Facile sur le papier, parfait pour apprendre les manœuvres de relais !
Je briefe mes deux compagnons de cordée au bas de la paroi, leur explique le nœud de huit, les vaches et les relais, et c’est parti pour la première longueur.
C’est là que le premier bug logistique apparaît : seul UN des deux débutants a pris un assureur ! 🧗♀️❌
Gérer une corde à double avec un seul dispositif d’assurage pour deux novices, c’est un peu comme vouloir faire une omelette avec une seule baguette : ce n’est pas conventionnel, mais avec un peu de débrouillarde, ça passe ! « Pas de panique les gars, la voie est facile ! »

Résultat : Relais impeccable, sortie par le haut, petite traversée sensationnelle près du pont de singe, et redescente par la vallée du Tarzan. J’en profite même pour leur offrir un petit rappel en bonus. Défi relevé !
🌧️ 13h30 : Patinage artistique sur calcaire moite
L’après-midi, la météo décide d’honorer sa réputation : une fine bruine s’installe. Le rocher de Marche-les-Dames, déjà naturellement « patiné » par des générations de chaussons, se transforme doucement en patinoire municipale.
Pendant que Thibauld et Lionel enchaînent les démonstrations techniques (installations de relais, assurage du second, manœuvres d’échappatoire), le reste du groupe goûte aux joies de la grimpe « adhérence zéro ». Ça glisse, ça cherche ses pieds, ça râle gentiment, mais ça grimpe toujours dans une ambiance fantastique !
🥧 16h00 : Le drame de la tarte manquante
Vers 16h, le matériel est soigneusement plié, ensaché et compté. Tout le monde affiche un sourire ravi malgré les doigts moites et les vêtements humides.
Mais une ombre vient ternir cette belle fin de journée… PERSONNE n’a apporté de tarte.
Pourtant, la consigne de JFT était claire ! Il faut croire que les bonnes traditions gourmandes du CAB Namur-Luxembourg se perdent. La prochaine fois, l’accès à la falaise sera conditionné par la présentation d’une tarte aux pommes ou d’un gâteau au chocolat au contrôle d’accès ! 🍰🚫
Un grand bravo à tous les participants, merci aux encadrants, et à très vite sur les falaises (avec des tartes, cette fois) !






