
L’IRM annonçait du pas fort beau, mais sur Ouffet, on a eu carrément du beaufort. Et le grain qui allait avec n’était pas celui dont on fait de la farine.
En lutte avec les éléments déchaînés, Jean-Luc qui était à la barre a brillamment maintenu le cap jusqu’au bout des 19 milles.
Et comme il tombait des cordes, on en a fait un maximum de noeuds (6 h, repas compris), tout en découvrant, à babord comme à tribord, quelques beaux arbres remarquables, dont le plus gros cèdre de Belgique qui, bien caché, a échappé jusque là à la construction navale.
Jean-Luc, qui a fini par prendre conscience qu’il était seul responsable de la colère du ciel à chacune de ses balades, propose la création d’une sous-section « CAB-Ostende » qui ne concernerait que ses sorties.
Les 4 moussaillons rescapés sont d’accord pour affirmer que ceux qui sont restés à quai ont raté une bien joyeuse et intéressante croisière.

Encore merci à Jean-Luc
Récit: Eric Ernst; photos: Go Jeal



