Hommage à Jean-Pierre COBUT

C’est avec tristesse que j’ai appris le décès de Jean-Pierre ce 7 septembre 2026.
Le 30 avril dernier, peu après son 91ème anniversaire, nous avions encore partagé quelques heures ensemble dans le restaurant grec qu’il appréciait. Le 28 août dernier, j’avais encore pu parler au téléphone avec lui. Il était alité depuis plusieurs jours et j’avais ressenti dans ses propos une profonde lassitude.
Résumer Jean-Pierre en quelques lignes n’est pas chose aisée…
Membre de la Section puis du Club Alpin Belge Namur-Luxembourg depuis 1963, il en était devenu l’un des plus anciens.
Alpiniste, randonneur, écrivain, poète, grand voyageur, il avait parcouru le monde avec Nadine son épouse jusqu’à ce terrible accident chez elle où elle perdit la vie en 2012. Jean-Pierre ne s’en était jamais remis…

Ils avaient voyagé dans les déserts de Mauritanie, de Libye, du Maroc, du Mali, de Namibie, du Pérou, de Bolivie, …, visité Cuba, le Vietnam du Nord, la Patagonie, le Népal et tant d’autres pays … Impossible de tous les citer tant il y en a !
Longtemps assidu aux randonnées du Club, il n’aurait manqué pour rien au monde les retrouvailles finales et amicales autour d’un bon verre.
Et puis il y a aussi Jean-Pierre l’écrivain qui a publié de nombreux livres dont un au titre évocateur pour les anciens du CAB puisqu’il s’intitule « Les Demoiselles de Dave ».
 Par ses textes bien ciselés, il fut aussi un fidèle contributeur à la revue de notre Club.
Il y avait enfin Jean-Pierre le poète. Depuis sa retraite à Fosses-la-Ville, il écrivait presque chaque jour une poésie, parfois seulement quelques lignes, qu’il publiait sur FB. Et quand il en avait de quoi constituer un recueil, il les faisait relier sous forme de carnets.
Je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous un extrait d’un poème sur la liberté, qu’il a écrit en janvier 2026 et qui s’intitule « Toi, ma Liberté » :

Tant que je serai libre d’écouter dans la nuit bleue le chant du rossignol

de suivre l’ombre rousse de la lune dans l’herbe folle,

tu seras vivante, toi ma Liberté !
Tant que je serai libre de cueillir chaque matin l’aube pourpre de l’été,


d’aller à la rencontre de la lumière par les voies de la Sagesse, de la Force

et de la Beauté,

tu seras bien vivante, toi ma Liberté !

Jacques Ciparisse.