Tyrol fin avril 2018

        C’est l’indécision, ou plutôt la difficulté de décision face à une météo capricieuse qui qualifie le mieux les jours précédents le départ. Marc organise un plan bis dans le Tyrol mais il est formel : samedi et dimanche bons, lundi pluie mardi sans doute meilleur.

       A la fois perplexes et enthousiastes, nous sommes 4 à embarquer vers l’aventure : Isabelle, Marc, Didier et moi.

 

 Nuit proche de Munich, lever 6h00 afin d’être au départ de la remontée mécanique de Hintertux dans le Zillertal vers 9h00.

     Quelques embuches plus tard, il est 10h30 quand lourdement chargés nous quittons la voiture.

      Renseignements sur place … objectif à revoir, il en faut plus pour déstabiliser l’équipe … nous re-voyons les sacs, une remontée rando plus tard, courte descente et nous quittons la cohue de la station. Nous flirtons avec 3200m d’altitude, le souffle est court. Montée dans la face, quelques rochers affleurent, ici aussi le printemps s’installe. Des coulées sur notre cheminement … évidement nous sommes un peu tard … Sommet atteint, nous ne nous y attardons pas, une neige d’excellente qualité pour la saison nous attend, des belles pentes se succèdent jusqu’au retour à la civilisation ! La descente finale jusqu’à la voiture se réalise sur un véritable ruban blanc entre les premières fleurs sur les alpages dégarnis de neige. Soleil bien présent.

     Conseil de guerre autour d’une bonne bière, nous changeons de vallée, direction Ötztal où le premier défi est de trouver un logement. La villa Agnès nous offre le couvert et le gite, accueil très chaleureux … mais petit déjeuner tardif.

 

Il est près de 10h quand nous chaussons les skis ce dimanche au col de Kühtai. Rapidement nous croisons … ceux qui terminent leur journée, il faudra trouver à nouveau un plan bis demain … il en faut plus pour déconcerter nos copains …

Mais avant cela gravir le mur du barrage, longer le lac de Speicher puis belle montée où les couteaux ont été bien utiles vers le sommet du Schartenkopf (2850m)duquel Marc et Didier intrépides descendent la face nord.Plus raisonnables Isa et moi choisissons l’itinéraire de montée, chacun y trouve son compte. A nouveau la météo nous a gâtés.

 

Contrairement aux prévisions observées en Belgique, la météo reste correcte.

Etude des cartes, les copains proposent une montée en refuge.Cela nous permettra un départ plus tôt mardi et donc la perspective d’une vrai course avant la route de retour au pays.

Notre choix se porte sur Obergurgl et la  Langtalerheckhütte.  Départ par des pistes désertes, nous remontons le cours d’une rivière par une vallée encaissée, nous traversons plusieurs coulées … ambiance … Accueil sympathique au refuge mais le vent nous dissuade d’avaler le pique-nique sur la terrasse.

Mardi 6h30 nous quittons le refuge, neige dure, couteaux à nouveau utiles. Départ par des pentes débonnaires, nous contournons plusieurs rochers, de grosses touffes d’herbes. Un cirque, nous distinguons le sommet, l’itinéraire passe par un col puis une arête … difficile d’évaluer la difficulté, avançons. La neige devient glace et la pente se redresse, nous optons pour les crampons, piolet, skis sur les sacs. Dépôt des sacs au col nous poursuivons par l’arête en mixte par moment très effilée.Il faut bien regarder où poser les crampons. Emotions au sommet du Eiskogele(3228m). Récupérer les sacs, descente par une cheminée équipée de câble et marches … et enfin nous pouvons chausser les skis. C’est une neige de rêve qui nous attend, quel plaisir de skier dans ce décor … nous en profitons pleinement, conscients que ce seront nos dernières pentes de la saison.

 

Retour sans encombre à la maison avec des images plein les yeux d’un we prolongé où il a fallu faire preuve d’adaptabilité, d’imagination … mais nous avons été largement récompensés.

Merci la Montagne,

Merci les copains,

 

Christiane au nom de Isabelle, Marc et Didier

Verbier en Avril

   Jour 1: Siviez – col de chassoure – cabane Mont-Fort: +1000 -200

2eme jour: cabane mont fort – col de la chaux – col de momin – Rosablanche 3336m – Siviez. +1000 -1600

Jour 3 : ascension Albristhore 2762m. +1100 -1100m. Suivi du retour vers la Belgique

 

Merci a Pierre qui nous a invités chez lui et qui nous a conduit avec une très grande maitrise dans ce magnifique trek en ski rando

Merci aussi a Olivier et Michel qui ont été de remarquables compagnons de trek durant ces 3 beaux jours de rando

Alain de Wilde

A l’assaut du Basòdino – 3273 m / Alpes Lépontines

Mars 2018

N’étant pas des alpinistes aguerris, nous (Romain, Anthony & Régis) avons profité de la sortie Basòdino organisée par Luc pour nous perfectionner en ski de randonnée. Le 03/03, notre trio d’amoureux de la montagne avait rendez-vous sur le parking d’All Acqua (1 600m) avec Isabelle, Eve, Christiane, Marc, Yvan, Michel et Luc pour composer ce groupe qui partirait à l’assaut du Basòdino.

Équipements vérifiés et tests DVA réalisés, nous avons entamé l’ascension vers notre objectif du jour, le refuge Maria Luisa (2 154 m). Lors de cette première journée, le groupe a pu s’échauffer et trouver son rythme. Les plus intrépides d’entre eux, arrivés au Passo San Giacomo ont décidé de s’attaquer au sommet Punta Di Eglo (2 837m). Quant aux autres, ils ont continué leur trace, bordant le lac Toggia , pour rejoindre le refuge. C’est autour d’une bière bien méritée et d’un repas italien gargantuesque que le débriefing de cette première journée eut lieu. 

C’est à 6h30, après une nuit confortable rythmée par le tronçonnage de bûches opéré par certains (entendez ronfleurs) que nous avons attaqué la deuxième journée sous un magnifique lever de soleil. 

 

Après une première montée assez physique se terminant pour la plupart au piolet, une courte traversée vertigineuse et verglacée suivie d’une ascension dans un paradis blanc, nous arrivons sur le glacier du Basòdino. Nous apercevons très vite l’arrête finale, au pied de laquelle nous abandonnons nos skis pour chausser nos crampons. Piolets en mains et corde au buste nous attaquons cette arrête. Vers 14h nous y sommes enfin, la vue à 360° est à couper le souffle. Juste le temps de prendre une photo pour immortaliser l’instant et nous redescendons.

Le temps change, les nuages, comme nous, descendent et ne nous permettent plus de voir les sommets alentours. Après quelques hésitations, Luc décide de manière consensuelle de suivre la trace de l’ascension pour plus de sécurité. À 17h, nous retrouvons nos voitures. Certains ont mal aux pieds, d’autres sont à bout de forces mais nous avons tous plein d’étoiles dans les yeux. Une chose est sûre, le rendez-vous est pris l’année prochaine.

 

 

Regis, Anthony & Romain.

 

 

Arolla mars 2018

La météo est bonne mais le risque nivo nous parait trop élevé dans cette zone de la CH pour tenter le Rheinwaldhorn initialement prévu.

Plan B de derniere minute dans le Valais ou le risque avalanche est plus bas.

Depart donc d’Arolla, Pas de Chevre, cabane des Dix et Luette en AR.

On y fête l’annif d’Axel, et certains sont tellement émus (pour ne pas dire accros a l’Orval) qu’ils en imbibent leurs vêtements.

Départ matinal à la lueur des frontales le lendemain, la journée va être longue… : direction le Mont Blanc de Cheilon, descente vers le col du Mont rouge, puis celui de la Lyre Rose (que nous ne passerons pas et contournerons par le bas), passage de loin a Chanrion (fermée) et pour terminer la longue remontée du glacier d’Otemma jusqu’au bivouac de l’Aiguillette à la Singla (ça y sent d’ailleurs toujours la bière…)

 

. bivouac de l’aiguillette 

Le dernier jour, Aouille Tseuque toute proche ne fait pas l’unanimite, nous redescendons sur le glacier d’Otemma vers le Pigne d’Arolla.

Contraste manifeste avec la veille passés seuls : des hordes de skieurs debouchent de partout…

glacier d’Otemma

Le col de l’Eveque ne convainc pas plus que Aouille Tseuque, nous passons devant les Vignettes avant de descendre en bonnes conditions vers les pistes d’Arolla.

Vive Bertol !

 

Le Cyp

Sortie Grisons annulée

 

Après réflexion et discussion avec les « sages », j’annule la sortie. J’ai téléphoné au refuge pour annuler. Il n’y a pas de frais.

Je regrette autant que vous et je vous donne rendez-vous l’année prochaine. Je vais remettre la sortie au programme de la saison 2018-2019 de N&M. 

Bonne fin de saison à tou.te.s,

Roland

Monterosa 2018 une belle réussite

Il y en a un peu plus, je vous le mets?

 

Et oui on en redemande un séjour comme celui-là!

 

Si Staffal et Gressoney la Trinité n’ont pas une consonance très italienne, si la Salza n’est pas ici une danse et la Balma n’a rien à voir avec un camping naturiste dans les Pyrénées orientales nous avons été pourtant 14 à être attirés par ces noms et à nous retrouver, skis aux pieds, dans ces quelques hautes vallées du Val d’Aoste.

Le ciel fut mitigé durant les 3 premiers jours  et un premier groupe en profita donc pour tenter l’expérience, non pas de la chasse au trésor, mais de la chasse au ski , perdu dans la poudreuse par son hardi propriétaire lors d’un brutal changement de cap!

 Et comme pour la première épreuve , on ne gagne pas à tous les coups pour la seconde en jouant  à chercher l’objet qui n’a plus rien d’insolite!  Il faut dire que le malheureux avait préféré s’équiper d’un Arva plutôt  que de l’attacher à son ski!

 Résultat il fallut  renoncer après plus d’une heure et organiser une remontée à pied vers le téléphérique d’Indren pour l’unijambiste skieur encadré par deux marcheurs qui n’avait rien perdu de leurs skis sauf qu’ils n’avaient pas pris leurs peaux  et le reste de l’équipe portant tout ce qu’ils pouvaient pour alléger les malheureux piétons dans une neige poudreuse perdant à chaque pas près de 30 cms de leur taille!.

N’y voyez aucun tableau apocalyptique, le tout fut organisé de main de maître par notre maître de cérémonie du moment.

Par solidarité, l’autre groupe, déjà plus bas dans la montagne, se mit aussi à remonter la pente pour trouver un passage plus engageant qu’un rappel skis aux pieds.

Mais nous avons aussi connu des moments de grâce,  je vous rappelle que nous étions juste au-dessus de la Trinité,  en descendant  parfois à plusieurs reprises La Balma, la Salza, le Canale Grande (pas celui de Venezia)   ou en passant par le Passo Zube avec une neige froide, poudreuse et légère qu’aucun skieur n’avait fait frissonner avant nous.

Sans oublier le refuge Gabiet, situé à 200 mètres des pistes,  qui n’a certes pas le caractère sauvage et reculé d’un refuge de haute montagne, mais dont la chaleur de nos retrouvailles au coin du feu, du sauna et de l’accueil  de Sandro, sans oublier une cuisson des pâtes sans pareille, la Grappa et une dernière sortie devant le refuge dans la nuit sous un ciel débordant d’étoiles nous font déjà espérer que notre organisatrice mettra à nouveau son travail sur le métier l’an prochain.

                                                           Un des trois piétons de la Balma.   

Rheinwaldhorn modifié devient Arolla

Hello ,

Danger nivo trop eleve au Rheinwaldhorn (refuges contactes et ils confirment), plan B sur le Valais et Arolla (on part a 4).

Rheinwaldhorn non fait en AR ni en traversee cette saison…

A tous,

Plan B en place et OK.

direction Arolla

J1 (ven): Montee au pas de Chevre, Cabane des Dix (bookee OK), Luette, Cabane des Dix

J2 (sam): Cabane des Dix, traversee du Mt Cheilon W-E, descente vers cabane de Chanrion (fermee), montee au bivouac de la Singla (gardien prevenu, gaz, couverture).

J3 (dim): Aioulle Tseuque, Pigne Arolla, Vignette, Arolla et retour BE

Je vous envoie les cartes par Wetrasnfert

Traces jointes, Serge/Bruno vous chargez dans GPS

A bientôt,

Cyp

Départ d’un passionné contagieux

Philippe Dauby nous a quittés ce 4 mars.                    

Ni sa très grande expérience de la montagne, ni sa prudence n’ont pu empêcher la plaque à vent de l’emporter.

En 45 ans d’alpinisme, il avait parcouru les falaises et la montagne en tous sens, dans les voies les plus difficiles, avec les meilleurs professionnels et les copains les plus motivés.
Goulottes et cascades de glace avaient fréquemment reçu sa visite.
Pour ne rien manquer de l’hiver en montagne, il avait fait sien le ski de randonnée et rejoint notre groupe voici quelques années.

Il nous restera comme un passionné contagieux qui aura partagé sa connaissance et son enthousiasme avec de nombreux amis, les conduisant à la découverte et au dépassement de soi.

Ses multiples autres passions – musique, vélo, course à pied, randonnée – ne l’ont jamais détourné ni de son métier de médecin généraliste ni de l’essentiel qu’était pour lui sa famille.

A son épouse, ses enfants, beaux-enfants et petits-enfants, toute notre amitié.
Merci Philippe.

« Le temps a deux visages, se dit Khayyam, il a deux dimensions : la longueur est au rythme du soleil, l’épaisseur au rythme des passions »
                                                                                                                                     Amin Maalouf, Samarcande

Léon Gramme

Basodino ; cette fois on y va

Méteo incertaine pour ce WE mais on risque le coup.

Au pire ,il tombe 40cm de poudreuse et on s’amusera aussi.

RV lundi pour vous raconter.